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Alexandre Poussin nous parle de TWAM

Alexandre Poussin nous parle de TWAM

14 jan 2014, Posté par Elisa Glangeaud dans TEMOIGNAGES
Sonia et Alexandre Poussin, voyageurs au long cours

Sonia et Alexandre Poussin, voyageurs au long cours

 

 

 

 

Pour notre première interview de l’année, nous avons la chance d’accueillir parmi nos pages l’écrivain-voyageur Alexandre Poussin. Son seul nom évoque les voyages au long cours, la découverte à l’état pur et sent bon l’air africain. Il a effectué trois « grands voyages » qui nous sont révélés par ses livres « On a roulé sur la terre », « La marche dans le ciel » écrits avec Sylvain Tesson, et « Africa Trek » où lui et sa femme Sonia nous emmènent à travers l’Afrique.

Il se définit comme un passeur, un inspirateur. Il voyage pour rapporter, faire découvrir. Journaliste-reporter au long cours, il est l’inverse du journaliste pressé qui passe deux jours sur le terrain pour boucler un sujet. Beaucoup de choses se mêlent dans ses récits, la découverte d’un pays, les rencontres authentiques avec son peuple, les interrogations sur les sociétés qu’il traverse et les histoires de vie, de sa vie à la recherche du cœur des hommes.

Est-ce que le fait de raconter ses voyages maintes fois dans des conférences peut lasser ?

Non, cela reste toujours un plaisir différent car nous rencontrons un public unique à chaque fois. Les émotions que l’on suscite sont différentes elles aussi.

Le fait d’en parler rend plus fort cette expérience, la justifie entièrement.

Nous recevons tous les jours des courriers de nos lecteurs, c’est très gratifiant. Nous essayons de répondre aux conseils demandés en expliquant qu’il faut en voyage essayer de voir moins mais de voir mieux, de voir peu de choses mais plus longtemps.

Comment rendez-vous la générosité qui vous est donnée ?

Nous marchons pour rencontrer les gens dans leur réalité à eux, à pied d’égalité. Au cours d’Africa Trek, nous avons été hébergés, accueillis chez des gens tout au long de notre périple dans une véritable chaîne de solidarité. Nous ne voulions pas abuser de la générosité de nos hôtes, ni apporter une aide particulière, nous ne faisions que passer. Pourtant, c’est eux qui nous remerciaient ! Ils nous remerciaient d’accepter leur condition : « merci d’être chez nous, de nous faire confiance, d’être proches de nous, d’être nos semblables… » Cela était d’une immense utilité immatérielle de leur montrer qu’un blanc pouvait être quelqu’un comme eux.

Que répondez-vous aux voyageurs qui vous interrogent ?

Ne faites pas forcément comme nous, faites le voyage que vous sentez, celui qui a du sens pour vous. Faites en sorte que le voyage ait un impact le plus positif possible. Nous sommes tous des ambassadeurs du pays d’où l’on vient. Nous nous devons donc de laisser une bonne image derrière nous.

Quel est votre prochain voyage ?

Nous allons bientôt entreprendre un voyage plus lent, en famille avec nos deux enfants, à Madagascar. Nous prendrons une charrette avec des buffles pour alléger notre marche. Nous comptons cette fois être utiles ponctuellement en tant que maîtres d’écoles et en sensibilisant la population sur une plante anti-paludéenne qui fait des miracles.

Pendant une semaine, nous nous ferons accompagner par des professionnels de santé qui marcheront avec nous.

Que penses-tu du concept de TWAM ?

Travel With A Mission fédère des demandes que je reçois depuis qu’on est rentré d’Afrique, c’est à dire à peu près 5000 emails et 2000 lettres ! Tout le monde nous demande des idées de lieux, d’associations pour être accueillis et partager son expérience pendant son voyage.

Une structure comme TWAM manquait vraiment dans le paysage pour aider les jeunes à partir, à construire leur voyage de façon intelligente, pour éviter les pièges, se rendre utile. Dans le monde d’aujourd’hui, les souffrances à l’autre bout de la terre ont un impact sur tout le monde. Les jeunes d’aujourd’hui sont globalisés et sensibilisés. Ils sont prêts à aller donner le meilleur d’eux-mêmes ailleurs.

TWAM est une plateforme de mise en connexion entre toutes ces bonnes intentions et des acteurs de terrain impliqués ici ou ailleurs.

Par ailleurs, de nombreuses structures, associations ou autres manquent de moyens et de réseaux. TWAM permet à tous ces gens de se rencontrer.

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Sonia et Alexandre Poussin lors du périple d’Africa Trek

 

 

 

 

Quels conseils donneriez-vous aux Twamers et aux Twamhosts ?

Mettez du sens dans votre démarche et dans votre engagement. Il faut que votre action s’inscrive dans un accomplissement de vous-mêmes au service des autres. Le rôle de chacun doit se faire dans cet accomplissement mutuel et réciproque, qui doit rester désintéressé. Il faut rester attentif à ne pas être instrumentalisé par des personnes dotées de mauvaises intentions. Le Twamer est là pour faire part de son projet et le Twamhost pour avancer dans le sien en s’enrichissant de chaque rencontre. Il est très important que la rencontre soit bénéfique aux deux parties. La sélection des Twamers et des Twamhosts est l’une des clés garantissant le sérieux et la qualité des actions à venir.

Une conclusion ? 

TWAM répond à un immense appel que je sens dans la jeunesse à vouloir faire un monde meilleur. Comme le disait si justement Gandhi : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde ».

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